Archive pour la catégorie ‘Divers’

Mes guitares

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Mais pourquoi un 29 février ?

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Voici la réponse à une question qui m’a été posée dernièrement : ” D’où vient cette anomalie de notre calendrier ?”. Comme la solution est dépendante d’un phénomène cosmologique, je me suis précipité sur mon blog pour tenter de l’expliquer.

Si une année civile dure 365 jours, en réalité, la Terre n’a pas l’élégance d’effectuer une rotation complète autour du Soleil en exactement 365 jours elle met un peu plus de temps soit : 365,25 jours.

Tous les ans, la différence entre l’année civile et l’année terrestre crée un décalage de 0,25 jours. On corrige cet écart en ajoutant un jour tous les quatre ans (soit 0,25 jours par an ce qui correspond à 1 jour tous les 4 ans, 4 x 0,25 = 1 ).

Cela donne des années avec 366 jours, qui tombent donc tous les quatre ans. On les appelle « années bissextiles ».

C’est César le premier qui, sous les conseils d’un astrologue égyptien, Sosigène d’Alexandrie, décide d’imposer une année bissextile. On cherchait alors, comme aujourd’hui, à ce que le calendrier suive l’année des saisons – qui compte un peu plus de 365 jours. On avait calculé, avec les moyens de l’époque, qu’elle en comptait 365,25 jours : il s’agissait de compenser ce “quart” en ajoutant tous les quatre ans une journée au calendrier qui prend, en référence au nom de Jules César, le nom de calendrier “julien”. Or, on s’est aperçu, avec le temps, que les saisons se décalaient.

Le problème venait de la date de Pâques : elle était établie à partir de l’équinoxe de printemps, fixé à l’époque au 25 mars. Les saisons tournaient à ce rythme : 25 décembre, 25 mars, 25 juin, 25 septembre. Or, l’année des saisons ne compte pas 365,25 jours comme César le pensait, mais légèrement moins : 365,242199. Petit à petit, l’équinoxe de printemps est venu au 24 mars, puis au 23, au 22, au 21 : il se décalait de 3 jours tous les 400 ans. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’une erreur de calcul. Mais le décalage s’est poursuivi.

Une première tentative de réforme du calendrier julien a lieu vers 1350… qui tombe à l’eau à cause de la peste noire. L’Église et les pouvoirs politiques avaient d’autres sujets de préoccupation devant un fléau qui a décimé en quelques années un quart de la population européenne. Au XVIe siècle, la question revient sur le devant de la scène. Le pape Grégoire XIII, qui dirige la réforme, souhaite y associer les chrétiens orthodoxes. Parce qu’il avait une santé fragile, les catholiques décident de précipiter les choses et les orthodoxes rompent leur accord. C’est finalement seul que le pape décide de fixer l’équinoxe de printemps au 21 mars… et de sauter une dizaine de jours pour rattraper les décalages antérieurs. En Italie, en Espagne, au Portugal, on passe directement du 4 au 15 octobre 1582.

En France, le saut de 10 jours n’est décidé qu’au mois de décembre de la même année. Et, de leur côté, les pays protestants refusent évidemment avec vigueur d’appliquer la décision du pape. Dans l’Allemagne d’alors, ainsi, on ne suivait pas les mêmes calendriers suivant que l’on vivait sous régime protestant ou catholique. Or, les années passant, l’écart ne fait qu’empirer : il passe à 11, puis 12, puis 13 jours… Parce qu’il engendre des problèmes commerciaux, l’Angleterre décida au XVIIIe siècle d’adopter le calendrier grégorien qui est encore en usage aujourd’hui. La Russie, elle, ne lui emboîtera le pas qu’après la révolution d’Octobre, la Chine en 1949. Et dans beaucoup de pays coexistent aujourd’hui plusieurs calendriers.

Ce décalage a causé quelques aventures amusantes. Sainte Thérèse d’Ávila est morte ainsi dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582. Et la date de décès de Shakespeare et celle de Cervantès, par exemple, sont la même : 23 avril 1616, alors qu’ils sont morts en réalité à dix jours d’intervalle, l’Espagnol Cervantès trépassant le premier.

Le calendrier grégorien prévoit une année bissextile tous les quatre ans, sauf lors d’années séculaires (1600, 1700, 1800…), à moins que celles-ci ne soient divisibles par 400. Ça a été le cas de l’année 2000 (5 x 400). Ce ne sera pas le cas de 2100. On supprime de cette manière trois années bissextiles tous les 400 ans, afin de supprimer le décalage du calendrier julien. Le calcul n’est pas encore tout à fait juste…, mais nous sommes tranquilles pour plusieurs siècles encore !

Mon équipe de Rugby !

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J’ai chaussé mes crampons pour la première fois je devais avoir 10 ans et j’ai définitivement arrêté en 1995. C’est sur le parc de Bagatelle dans le bois de Boulogne à Paris que j’ai commencé à recevoir des passes de mon père (ancien demi d’ouverture du Stade Rochelais) et à me rendre compte que les rebonds d’un ballon ovale étaient… Capricieux. Depuis, ce sport merveilleux ne m’a plus jamais quitté et il me fait toujours autant rêver.

C’est donc dans les années 70’s que j’ai entendu parlé pour la première fois de cette équipe de Nouvelle-Zélande, et j’ai immédiatement été subjugué ! Mon père m’avait emmené les voir jouer contre la France et à 10 ans entendre retentir le Haka au beau milieu du parc des princes ce fut pour moi une révélation. Depuis ce jour, je n’ai eu de cesse de les supporter aussi bien dans la défaite, que dans la victoire. Je suis un Néo-Zélandais de cœur et rien ne me détournera de ce support, y compris lorsque la France  affronte les “Black”. Mon cœur résonne Black, je vibre pour les blacks sur le terrain et je jubile lorsqu’ils gagnent. C’est comme ça et ce n’est pas près de changer.

Dans cet article je vais simplement retracer l’épopée des “Blacks” depuis 1971, date de ma première rencontre avec ces magiciens de l’Ovalie !

 

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L’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV, surnommée les All Blacks, est l’équipe qui représente la Nouvelle-Zélande dans les principales compétitions internationales de rugby à XV. Elle est considérée comme la meilleure sélection nationale au monde du fait de son palmarès, et depuis novembre 2009, elle occupe la première place au classement des équipes nationales de rugby, place que seules deux autres équipes ont occupée, l’Angleterre et l’Afrique du Sud.

Le rugby à XV est le sport le plus populaire de Nouvelle-Zélande, il attire principalement les meilleurs sportifs du pays et aussi ceux des îles voisines de l’Océanie. Les All Blacks disputent chaque année le Rugby Championship contre les équipes d’Australie, d’Afrique du Sud et d’Argentine. Ils effectuent aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes et rencontrent ces équipes tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby à XV.

Les All Blacks sont régulièrement favoris pour remporter la coupe du monde de rugby, et sont les seuls à compter trois titres, remportés en 1987, en 2011 et en 2015. C’est un palmarès inégalé dans le rugby à XV avec un fort pourcentage de victoires en test matchs, leur premier succès est acquis dès 1903 contre l’équipe d’Australie.

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La victoire des All Blacks contre les Lions en 1959 (3 victoires et 1 défaite) marque le début d’une période faste pour les néo-zélandais. Les All Blacks dominent les britanniques durant les années 1960 sous la conduite de joueurs légendaires comme Colin Meads, Don Clarke et Wilson Whineray. Ils manquent de peu la réalisation d’un Grand Chelem en 1964, ne faisant que match nul (0-0) contre l’Écosse. Les All Blacks remportent leurs trois test matchs en 1967 mais n’ont pas la possibilité de jouer contre l’Irlande en raison d’une épidémie de la fièvre aphteuse dans ce pays. Ils battent aussi l’équipe de France au stade de Colombes en novembre 1967.

Les Lions britanniques sont battus à nouveau en 1966, et il faut attendre 1971 pour qu’ils battent les Néo-zélandais. Lors de leur tournée 1972-73 en Europe, les All Blacks remportent des succès contre les nations britanniques mais concèdent un match nul contre l’Irlande (10-10) et perdent en fin de tournée contre la France (6-13). Ma première grosse déception “rugbystique”.

En 1976, les All Blacks effectuent une tournée très controversée en Afrique du Sud qui a entraîné le boycott de 22 pays africains lors des Jeux olympiques d’été de 1976 à Montréal, ces pays voulaient ainsi manifester leur opposition à une tournée effectuée dans un pays africain qui pratiquait alors la politique d’apartheid et protester contre le fait que la Nouvelle-Zélande était cependant autorisée à participer aux Jeux olympiques.

Sous la conduite de leur capitaine Graham Mourie, les All Blacks réussissent un Grand Chelem en 1978. Leur succès acquis de justesse (13-12) contre les Gallois fut cependant controversé car acquis grâce à une pénalité accordée par l’arbitre en fin de match (un peu ce qu’ont subit les Ecossais lors de la demi finale contre l’Australie en 2015). Au cours de cette tournée, les All Blacks sont battus nettement par l’équipe du Munster (0-12) à Limerick.

La tournée faite par les Springboks en 1981 en Nouvelle-Zélande est marquée par des mouvements de protestation contre la politique d’Apartheid de l’Afrique du Sud. Les Springboks font cette tournée à l’invitation de la fédération néo-zélandaise, le gouvernement ne s’y oppose pas sous prétexte qu’il ne faut pas mélanger sport et politique. Les All Blacks remportent cette série (2 victoires et 1 défaite), mais cette tournée reste dans les mémoires comme celle de la violence dans les villes et des matchs annulés.

La tournée en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d’une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande.

1987-1995 : période des trois premières coupes du monde

La première coupe du monde de rugby à XV en 1987 est coorganisée par la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Les All Blacks la remportent après avoir battu la France en finale (29-9). Ils survolent cette édition en ne concédant que 52 points et en marquant 43 essais en six rencontres.

Les All Blacks confirment leur suprématie en 1988 en battant à domicile les Wallabies (deux victoires et un match nul), à l’occasion d’une tournée en Australie dont ils reviennent invaincus (douze victoires et un match nul). Grant Fox est le meilleur réalisateur néo-zélandais de la tournée avec 119 points.

L’année 1989 est encore meilleure pour les All Blacks qui remportent les 19 matchs qu’ils disputent, avec des victoires contre les équipes de France, d’Irlande, du Pays de Galles et d’Australie. Lors de la tournée en Europe des All Blacks, Grant Fox est à nouveau le meilleur réalisateur Néo-zélandais, grâce à ses talents de buteur, avec Frano Botica et John Gallagher.

Les All Blacks font une tournée en France en octobre et novembre 1990 afin de préparer la coupe du monde de 1991. Ils remportent leurs deux test matchs contre les Français et six autres matchs mais de manière surprenante sont battus contre deux sélections régionales de Provence-Côte d’Azur et de Côte basque-Landes.

Ces contre-performances annoncent l’échec à la coupe du monde de 1991. Elle se passe assez mal pour les All Blacks qui ont de la difficulté à battre les Anglais et les Italiens pendant la phase de poule et qui sont battus par les Australiens en demi-finale (6-16). Les Néo-zélandais terminent 3e de l’épreuve, remportant 5 de leurs 6 rencontres. Grant Fox est le meilleur réalisateur des All Blacks (44 points), John Timu et Terry Wright sont les meilleurs marqueurs d’essais néo-zélandais, avec seulement 3 essais. Les Australiens, qui ont remporté la coupe du monde en 1991, confirment leur suprématie vis-à-vis des All Blacks en les battant par deux fois en 1992 (les All Blacks perdent aussi contre l’équipe de Sydney), mais battent les Springboks en Afrique du Sud.

L’année 1993 est plus favorable aux All Blacks qui battent notamment les Lions (2 victoires et une défaite) mais s’inclinent contre les Anglais à Twickenham. L’équipe est alors en reconstruction, en vue de la coupe du monde de 1995, ce qui n’est pas sans difficultés : les All Blacks concèdent deux défaites à domicile contre la France en 1994, à Christchurch et Auckland, et perdent leur seule rencontre contre l’Australie, bien qu’ils comptent dans leur rang deux ailiers de renom : John Kirwan et Jonah Lomu.

Les All Blacks sont à nouveau favoris pour l’édition de 1995, ils remportent facilement leur poule puis éliminent l’Écosse en quart de finale et l’Angleterre en demi-finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi-finale. Les Néo-zélandais s’inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d’un match très disputé pendant lequel aucun essai n’est marqué. Andrew Mehrtens est le meilleur réalisateur Néo-zélandais (84 points), Marc Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun.

Période professionnelle

Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

Période 1996-2004

Les All Blacks remportent le premier Tri-nations en 1996, ce fut aussi l’occasion pour les All Blacks de gagner leur première série de test matchs en Afrique du Sud, sous la conduite de leur entraîneur John Hart, du meilleur ailier du monde: Jonah lomu et de leur capitaine Sean Fitzpatrick. Ils remportent à nouveau le Tri-nations en 1997, 1999, 2002 et 2003, mais leurs résultats sont en dent de scie car ils terminent derniers en 1998 et échouent à deux reprises face aux Australiens en 2000 et 2001.

Leur irrégularité se confirme lors de la coupe du monde 1999 qui commence pourtant bien pour les All Blacks avec une victoire contre l’Angleterre à Twickenham, puis contre l’Écosse en quart de finale. Cependant les Blacks perdent ensuite en demi-finale contre l’équipe de France qui l’emporte 43-31 et aussi contre les Springboks (18-22), ce qui les fait terminer à la 4e place de la compétition..

Forts de plusieurs succès contre les Springboks et les Wallabies, les All Blacks sont à nouveau favoris de la coupe du monde de rugby 2003. Cette coupe du monde est une nouvelle désillusion car s’ils battent les Springboks en quart de finale (29-9), les Néo-zélandais s’inclinent en demi-finale contre l’Australie (10-22) et finissent à la troisième place grâce à leur victoire contre la France (40-13). Le sélectionneur John Mitchell est limogé et est remplacé par Graham Henry.

La saison 2004 est mitigée pour les All Blacks avec certes des succès contre l’Angleterre (qui est en perte de vitesse) et la France (45-6), mais ils échouent dans le Tri-nations 2004.

Période 2005-2008

Les All Blacks se reprennent en 2005 avec trois victoires en autant de tests contre les Lions, une victoire dans le Tri-nations 2005 et un Grand Chelem réussi contre les équipes du Royaume-Uni. Ils sont logiquement désignés comme l’équipe de l’année, Graham Henry est entraîneur de l’année et l’ouvreur Daniel Carter est le joueur de rugby de l’année 2005.

La saison 2006 voit une nouvelle domination des All Blacks, ils remportent largement le Tri-nations 2006 et battent nettement la France et l’Angleterre. Comme l’année précédente, les All Blacks sont l’équipe de l’année et Graham Henry est entraîneur de l’année. C’est Richie McCaw qui est élu meilleur joueur de rugby à XV de 2006.

Les All Blacks abordent la coupe du monde 2007 en position de grandissimes favoris. Ils survolent le premier tour et marquent 309 points en 4 matches. En quart de finale, ils perdent 20 à 18 face à l’équipe de France au Millennium Stadium de Cardiff. Cette défaite « historique » des All Blacks marque ainsi leur plus mauvais résultat en coupe du monde.

Les Néo-Zélandais se reprennent en 2008, ils remportent le Tri-nations 2008 puis remportent tous les matchs de leur tournée dans les îles britanniques. Ils battent successivement l’Écosse (32-6), l’Irlande (22-3), le pays de Galles (29-9) et l’Angleterre (32-6).

2009 à aujourd’hui

En 2009, l’équipe de Nouvelle-Zélande perd le Trophée Dave Gallaher face à la France lors des test matchs de juin. Bien que les deux équipes aient gagné chacun un match, 22-27 le 13 juin à Dunedin puis 14-10 le 20 juin à Wellington, le trophée est accordé à la France à la différence de points sur les deux matchs. Les All Blacks terminent cette tournée le 27 juin sur une victoire 27-6 sur l’Italie à Christchurch. Lors du Tri-nations 2009, les Néo-Zélandais perdent leurs trois confrontations face aux Springboks, mais gagnent leurs trois matchs face aux Wallabies et conservent ainsi la Bledisloe Cup. Lors de la tournée de novembre dans l’hémisphère nord, la Nouvelle-Zélande remporte tous ses matchs face aux Gallois (12-19), aux Italiens (6-20), aux Anglais (6-19), puis s’imposent au Vélodrome face au XV de France 12-39 pour cinq essais marqués, et récupère ainsi le Trophée Dave Gallaher perdu cinq mois plus tôt.

L’année 2010 est une très bonne année pour les All Blacks. Ils remportent leurs trois matchs de la tournée de juin face à l’Irlande (66-28) puis face au pays de Galles (42-9 puis 29-10). Lors du Tri-nations 2010, ils réussissent l’exploit de gagner tous leurs matchs. Ils perdent leur seul match de l’année face à l’Australie à Hong Kong, et terminent leur année par un grand chelem réalisé lors de la tournée de novembre.

Organisatrice de la coupe du monde 2011, elle s’impose avec facilité face au Tonga (41-10) et au Japon (83-7). Elle défait ensuite la France (37-17) avant de clore les matches de poule en infligeant une lourde défaite au Canada (79-15). Les All Blacks ont empochés quatre bonus offensifs et accèdent aux quarts de finale sans inquiétude où ils s’imposent face à l’Argentine (33-10). Ils se qualifient ensuite pour la finale de la coupe du monde le 16 octobre 2011 en battant l’Australie (20-6) lors de la demi-finale. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition en battant la France (8-7).

Après ce titre mondial, Steve Hansen devient le nouvel entraîneur de la Nouvelle-Zélande. Il choisit Grant Fox comme sélectionneur. Lors de la tournée estivale, les Blacks jouent trois matchs contre l’Irlande, une équipe contre qui ils restent invaincus. Les Blacks jouent le premier match de la tournée dans leur stade historique, l’Eden Park, stade où quelques mois plus tôt ils ont été sacrés champions du monde. Ils gagnent leur premier match avec facilité sur le score de 42-10, puis une victoire très serrée 22-19 grâce à un drop de Dan Carter à la dernière minute. Dans le dernier test match, ils infligent à l’Irlande la plus lourde défaite de leur histoire sur le score de 60-0. L’équipe enchaîne ensuite sur la première édition du Rugby Championship avec un match d’ouverture face aux Wallabies tenants du titre. les Néo-Zélandais gagnent la rencontre sur le score de 27-19 et continuent le reste de la compétition sur le même rythme, réalisant un premier grand chelem avec six victoires en autant de matchs.

Avant l’entame de leur tournée automnale 2012 de test-matchs en Europe les All Blacks réalisent un match nul contre l’Australie (18-18) dans un match comptant pour la Bledisloe Cup, les privant de record. Les All Blacks battent l’Écosse 51-22 en marquant six essais tout en en encaissant trois (les Écossais marquent leur premier essai contre les All Blacks depuis 2005) et confirment leur statut de favori. Dan Carter a marqué 21 points au cours de ce match. Les All Blacks battent par la suite l’Italie (42-10) puis le Pays de Galles (33-10) signant ainsi leur vingtième match consécutif d’invincibilité. Mais cette invincibilité prend fin lors du dernier match contre les Anglais où les locaux les surclassent sur le score de 38-21, mettant ainsi fin à l’invincibilité néo-zélandaise en test match en Europe depuis 2002 avec une dernière défaite contre cette même équipe d’Angleterre. Cette défaite est le deuxième plus gros écart de points (17) sur un match subit par les néo-zélandais (le premier datant de 1999 lors d’un match contre leurs voisins australiens sur le score de 28-7).

En 2013 les All Blacks reçoivent la France pour une série de trois test-matchs estivaux, remportant ces trois tests. Ils enchainent sur un nouveau Rugby Championship remporté, avec six victoires en six rencontres. Après une nouvelle victoire face à l’Australie, en Blediscoe Cup, puis face au Japon, la Nouvelle-Zélande remporte ses trois tests de la tournée de novembre en Europe, face à la France, l’Angleterre et l’Irlande.

Ils sont de nouveau confronté à l’Angleterre en début de saison 2014, remportant les trois tests de la série. Lors de la première journée du Rugby Championship, ils concèdent un match nul face aux Wallabies ce qui met un terme à leur série de victoires. Ils remportent ensuite les quatre rencontres suivantes, s’assurant la victoire dans la compétition, avant de s’incliner lors de la dernière journée face aux Springboks, ce qui met un terme à une série de vingt-deux tests sans défaite. La Nouvelle-Zélande remporte ensuite une nouvelle victoire face aux Wallabies, avant de remporter les quatre rencontres disputées dans l’hémisphère nord, d’abord face aux États-Unis, puis l’Angleterre, L’Écosse et le pays de Galles.

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Les All Blacks entament la coupe du monde de 2015 sur une bonne note en terminant premiers de leur poule : après s’être laborieusement départis des Argentins (26-16), qui les mènent au score à la mi-temps (12-13), ils dominent largement leurs trois autres adversaires Namibiens (58-14), Géorgiens (43-10) et Tonguiens (47-9) et se qualifient pour les quarts de finale. Après avoir balayé la France (62-13), les néo-zélandais affrontent l’Afrique du Sud en demi-finale, qu’ils parviennent à défaire au terme d’un match serré (20-18). Les All Blacks retrouvent l’Australie en finale, équipe qu’ils n’avaient jusqu’alors jamais affronté à ce stade de la compétition, pour une victoire (34-17) au terme d’un match épique et un deuxième sacre mondial consécutif, les portant à trois victoires en coupe du monde, la seule équipe à avoir accompli cet exploit dans l’histoire du rugby à XV.

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Figure ci-dessus : Le personnel du vol QF143 de la Qantas entre Sydney et Auckland a assuré le voyage vêtu du maillot des All Blacks le 02/11/2015. La compagnie australienne a relevé un pari qu’elle avait fait avec son homologue néo-zélandaise Air New Zealand, avant la finale de la Coupe du monde de rugby samedi.

 

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Les maillots des « All Blacks »

 

 

 

 

 

 

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Maillot 1921

 

 

 

 

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Maillot 2015

Maillot 2016

Maillot 2017

Si le maillot actuel des All Blacks est tout noir avec le logo de l’équipementier Addidas et la fougère d’argent, cela n’a pas toujours été le cas. La tournée de la Nouvelle-Zélande en Australie en 1884 est la première, et le maillot est bien différent. Le maillot est bleu noir, avec une fougère or. En 1893, à la première assemblée de la New Zealand Rugby Union, Thomas Ellison propose que les couleurs du maillot de l’équipe nationale soit le noir avec une fougère argentée. Cependant des photographies historiques prouvent la présence de shorts blancs entre 1894 et 1896. En 1901, l’équipe rencontre la Nouvelle-Galles du Sud dans une tenue tout en noir. Puis, l’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV part en tournée en 1905-1906.

L’expression All Blacks est en fait apparue pour la première fois dans le compte-rendu d’un match de 1905 contre Hartlepool publié dans le Northern Daily Mail, repris par la suite dans l’édition nationale du Daily Mail. L’auteur de l’article est vraisemblablement J. A. Buttery, chroniqueur rugby du Daily Mail sur cette tournée, qui l’a utilisée en référence à la couleur de la tenue des joueurs.

Selon certains journalistes sportifs, les All Blacks sont habillés ainsi tout simplement parce qu’ils portent le deuil de leurs adversaires.

Le nom All Blacks, symbolique de l’équipe, est aujourd’hui une marque déposée et est à ce point confondu à l’équipe qu’elle est l’une des seules équipes de rugby à jouer avec des maillots de la même couleur à domicile et à l’extérieur, à l’exception de quelques rencontres de coupe du monde (en blanc contre l’Écosse en 1995, en gris, toujours contre l’Écosse et contre la France en 2007).

LE HAKA

Les All Blacks sont surtout connus par leurs tenues en noir, par la renommée de quelques joueurs tels que Jonah Lomu mais aussi par leur chant de guerre : le haka. Avant le début de chaque rencontre, chaque équipe de sport polynésienne ou mélanésienne, dont les Néo-zélandais (qui sont polynésiens), pratique une danse appelée le haka. Il y a traditionnellement plusieurs types de haka, selon qu’il s’agit d’une cérémonie de salut ou de départ à la guerre. Dans le contexte sportif, le haka permet surtout aux joueurs de se motiver, et de tenter d’impressionner ou de perturber l’adversaire. Depuis la Coupe du monde 1987, le haka, qui n’était pratiqué que pour les matchs à l’extérieur, est aussi exécuté à domicile. Le haka le plus connu et le plus utilisé des All Blacks est le Ka mate (ci-dessous).

Maori Français

“Ringa Pakia
Uma Tiraha
Turi whatia
Hope whai ake
Waeuwae takahia kia kino
Ka mate ! Ka mate !
Ka ora ! Ka ora !
Tenei te tangata puhuruhuru
Nana nei i tiki mai, whakawhiti te ra
A hupane ! A kaupane !
A hupane ! A kaupane !
Whiti te ra !
Hi !”

“Frappez des mains sur les cuisses
Que vos poitrines soufflent
Pliez les genoux
Laissez vos hanches suivre le rythme
Tapez des pieds aussi fort que vous pouvez
C’est la mort ! C’est la mort !
C’est la vie ! C’est la vie !
Voici l’homme poilu
Qui est allé chercher le soleil, et l’a fait briller de nouveau
Faites face ! Faites face en rang !
Faites face ! Faites face en rang !
Soyez solides et rapides devant le soleil qui brille !”

Tana Umaga a conduit le Kapa o Pango (ci-dessous), un haka d’un genre nouveau très impressionnant et guerrier, lors des matchs contre l’Afrique du Sud le samedi 27 août 2005 à Dunedin et l’Angleterre le samedi 19 novembre 2005 à Twickenham. Une polémique est née à cause du caractère agressif de ce haka, en particulier du geste final qui simule un égorgement. Malgré cela il est encore pratiqué, notamment le contre les Australiens en ouverture du tournoi des Tri-nations ou contre les Français en Coupe du monde.

Maori Français
Kapa o pango kia whakawhenua au i ahau !
Hi aue, hi !
Ko Aotearoa e ngunguru nei
Hi Au, au, aue ha hi !
Ko Kapa o Pango e ngunguru nei !
Hi Au, au, aue ha hi !
I ahaha !
Ka tu te ihiihi
Ka tu te wanawana
Ki runga ki te rangi e tu iho nei,
Tu iho nei, hi !
Ponga ra !
Kapa o Pango, aue hi !
Ponga ra !
Kapa o Pango, aue hi, ha !
Laissez-nous nous unir avec notre terre !
Laissez-nous !
C’est notre terre qui gronde
La nôtre, la nôtre oui !
Nous sommes les All Blacks !
Oui, nous le sommes, le sommes, oui !
Il est temps !
C’est mon moment !
Notre règne,
Notre suprématie triomphera
Et nous atteindrons le sommet !
La fougère argentée !
Nous sommes les All Blacks !
La fougère argentée !
Nous sommes les All Blacks !

Le 23 juin 2010 lors d’un test-match face à l’Angleterre, les All Blacks ont interprété une nouvelle danse baptisée Timatanga.

Maori Français

I te timatanga
Ko te Kore
Ko te po nui
Ko te po roa
Wehenga Matua
Herenga Tangata
He toa Rangatahi
He toa Rangatira
Whakaki te Maunga
Tae ki te Whenua
Hoki ki te Rangi
Tae ki te Pukerunga
Piki ake piki ake
Ki te ara Poutama
Ki nga Taumatatanga e
Wairua Hinengaro Tinana

Au début
il n’y avait rien
la grande obscurité
la longue obscurité
la séparation de Rangi et Papa
forma l’homme / personnes
formation de jeunes guerriers
formation de jeunes chefs
si vous visez les montagnes
vous pourrez atteindre les plaines
si vous visez le ciel
vous pourrez atteindre les sommets des montagnes
grimper, prospérer
à la voie de la connaissance
pour atteindre l’excellence
spirituellement, mentalement, physiquement
 

Il n’avait que 40 ans. Jonah Lomu n’est plus. Il est décédé le 18 novembre 2015.

L’ancienne star des All Black  est décédé à Auckland (Nouvelle-zélande) d’une crise cardiaque. Il souffrait depuis 1997 d’un grave dysfonctionnement rénal (le syndrome néphrotique) qui l’avait obligé d’arrêter la compétition en 2002. Après une transplantation rénale en 2004, il avait tenté de reprendre sa carrière.

Il restera l’un des plus grands joueurs de tous les temps même si son plus grand regret était de n’avoir jamais pu devenir champion du monde.

RIP

LE SAVIEZ VOUS ?

Le Trophée Dave Gallaher est un trophée de rugby à XV qui à l’origine était remis au vainqueur du premier match de l’année entre l’équipe de France et l’équipe de Nouvelle-Zélande. Ce trophée créé en 2000 porte le nom de Dave Gallaher, un joueur emblématique et ancien capitaine néo-zélandais mort en Belgique pendant la Première Guerre mondiale.

Le premier match entre les équipes de France et de Nouvelle-Zélande a eu lieu le . Les Français rencontrent les fameux Originals qui viennent de faire une tournée en Grande-Bretagne. Depuis, les deux équipes se sont rencontrées 50 fois. En 2000, il est décidé de créer un nouveau trophée pour récompenser le vainqueur des confrontations entre les deux équipes. Initialement, le trophée est décerné au vainqueur du premier test match de l’année entre les deux formations. Les All-Blacks remportent consécutivement les sept premiers trophées. En 2002, la confrontation entre les deux équipes au Stade de France se solde par un match nul 20 points partout mais le trophée reste néo-zélandais car ils en sont les détenteurs.

Pour la première fois, en 2009, le trophée est remis en considérant le résultat des deux test matchs de la tournée d’été. La France remporte la première rencontre à Dunedin 27-22 et la Nouvelle-Zélande la seconde à Wellington sur le score de 14-10. Pour la première fois, le trophée Gallaher est alors remis aux français qui possèdent la meilleure différence de points sur les deux rencontres.

Le Trophée Dave Gallaher est remis suivant le principe du challenge, le détenteur doit défendre le trophée contre son challenger et si ce dernier remporte le match il devient le nouveau détenteur du trophée. Le détenteur conserve le trophée en cas de match nul. Les matchs de coupe du monde de rugby ne peuvent pas être des matchs de challenge. Lorsqu’une série de test matchs est organisée, un seul match est généralement retenu comme match de challenge, par accord mutuel ; néanmoins, en 2009, les deux test matchs de la tournée d’été sont comptabilisés pour le gain du trophée.

Voyages dans l’espace terrestre !

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La photographie, c’est voir le monde au travers d’un autre œil que le sien.

C’est également faire voyager et visiter des mondes hors normes !

C’est ainsi que je qualifie le fantastique travail de mon ami jean Philippe PAGNIEZ.

Il nous fait voyager et découvrir des lieux terrestres qui parfois frôlent les mondes en dehors de notre galaxie.

Je me retrouve dans ces images. C’est un artiste de la lumière, un poète des images, un travailleur de la beauté. Il va jusqu’aux limites de ses capacités pour nous donner le bonheur de voir ces œuvres.

Aller visiter son exposition, décalage horaire garanti !

 

La photographie est un instant qui ne se réfléchit pas, suspendue à une fraction de seconde qui laisse à réfléchir.” Remy Donnadieu

 

 

Jeux de lettres et de langue !

  • Mots masculins se terminant par ée  :
    apogée, athée, athénée, caducée, camée, colisée, coryphée, empyrée, gynécée, hyménée, hypogée, lycée, macchabée, mausolée, musée, périgée, périnée, propylée, protée, prytanée, pygmée, scarabée, sigisbée, spondée, trochée, trophée.
  • Trois e consécutifs : Elle a été créée, agréée, dégréée, incréée, nucléée, ragréée, recréée et toréée.
  • Toutes les voyelles ( sauf le y  ) : oiseau
  • Mots masculin se terminant par ie  : aphélie, incendie, messie, parapluie, périhélie, sosie, zombie …
  • Seul mot simple masculin se terminant par oie  : foie
  • Seul mot masculin se terminant par ence  : silence
  • Mots masculins se terminant par ette  : squelette, magnétocassette, lette (autre nom du letton, langue de Lettonie), pied-d’alouette, bébé-éprouvette, fume-cigarette, porte-serviette, casse-noisette, fixe-chaussette, quartette, quintette
  • Seul mot se terminant par ouil  : fenouil
  • Le seul nom qui change de première lettre au pluriel : oeil / yeux
  • Le mot du français qui comporte le plus d’accents aigus : hétérogénéité
  • Le mot du français qui comporte le plus de s  : (que tu) assassinasses / (que nous) assassinassions
  • Le mot du français qui comporte le plus de i  : indivisibilité
  • Mots dont aucune lettre ne se prononce telle-quelle : aient, an, anche, au, chais, champs, chant, chauds, choix, chouchoux, eaux, en, eux, haie, hait, hanche, haut, hein, houe, houx, hun, oeufs, oie, oignons, oint, on, ou, ouche
  • Les deux seuls substantifs masculins finissant par tion  : bastion, cation
  • Le seul substantif féminin finissant par ment  : jument
  • Le mot le plus long en français : anticonstitutionnellement